Rorschach Zen Touch

un état d'esprit et un mode de vie zen

L’ignorance

septembre 7th, 2011

Voici le deuxième article des cotés obscurs de la force

L’ignorance est l’incapacité fondamentale à reconnaître le potentiel illimité, la clarté et le pouvoir de notre esprit. Yongey Mingyour Rinpotché

La méprise de l’ignorance

Pourquoi je vous parle de l’ignorance? L’ignorance aussi appelée confusion ne permet pas de distinguer le vrai bonheur par rapport aux illusions des sentiments et du matériel. L’ignorance est une sorte de brouillard qui s’installe subtilement dans notre esprit, cette fumée se répand partout aux moments où nous faisons des choix ou alors elle peut nous amener à ressentir des émotions destructrices. Lorsque je pense à l’ignorance je me rappelle des moments douloureux, des moments où curieusement je me sentais seul, j’avais l’impression d’avoir perdu quelque chose qui m’était cher où alors je ne pouvais l’avoir.

Comment y remédier???

Il y a deux manières, tout faire pour avoir ce que l’on désire où alors se satisfaire de ce que l’on a car la course aux possessions matérielles ou immatérielles est une cause vaine. En effet tout faire pour avoir ce que l’on désire peut nous conduire à s’améliorer mais il faut cependant savoir que certaines choses sont impossibles à avoir ou demande trop d’énergie ce qui peut nous nuire au lieu de nous faire du bien… Cette dépendance au bien être est appelée samsâra en sanskrit la langue bouddhiste. On peut l’associer à un cercle ou à une roue qui désigne le cercle vicieux du malheur. L’habitude de chercher des sensations agréables de voir les éléments de la vie en tant qu’agréables ou désagréables est une source de souffrance.

Un chemin vers l’éveil

un couple parfait en apparence...

Prenons l’exemple d’une rupture votre petit(e) copain ou copine vous retrouve le 14 février dans une des brasseries les plus luxueuses de votre quartier. C’est le moment de se créer un souvenir mémorable qui renforcera votre couple. Le rendez vous se passe bien, jusqu’au moment ou vous vous levez et votre  partenaire vous annonce que c’est fini entre vous sans justification. Quel pourrait être notre réaction? En colère, triste, dépressif? Il se peut que nous ressentions ces sensations mais pour un court moment J’ai entendu dire « un seul être vous manque et tout est dépeuplé » mais aussi j’ai aussi lu que le dalaî lama avait rétorqué à un psychiatre dans une interview qu’il ne se sentait jamais seul malgré l’éloignement, car il ressentait de la compassion pour tous les êtres vivants. Je pense qu’il est de notre devoir de penser le plus fort possible que les émotions positives sont plus fortes que les émotions négatives.

Chaque jour sera votre a jamais il n’est plus questions de gâcher du temps alors qu’il faut profiter jusqu’à la dernière seconde.

Affronter les épreuves nous renforce chaque jour mais pour ne pas céder au côté obscur il est profitable dès à présent de cultiver les émotions positives. C’est en effet la mission des sages contemplatifs, atteindre l’éveil, c’est à dire comprendre l’essence de la vie pour l’enseigner à leurs futurs disciples! Notre puissance est infinie si l’on se résume à penser que le monde est hostile notre « moi » devient infime tel une petite embarcation qui pourrait chavirer à la moindre vague  alors que si nous ressentons un sentiment de compassion, un profond désir de vouloir un monde meilleur pour tous les êtres vivant la petite embarcation se transforme en gigantesque paquebot ( pas le titanic vous me direz…) Ce que je recommande est de ne pas trop se précipiter, il ne faut pas s’en vouloir de ressentir des émotions négatives même après avoir lu cet article, mais je recommande de se laisser aller à la compassion pas à pas.

Je vous livre un exemple simple commencer par penser à vos proches vos amis et votre famille et essayer d’étendre la compassion vers le plus de gens possibles, puis vous continuerez dans un second temps à voir les choses positives chez vos ennemis et pour cela il suffit de dire que malgré tout nous avons un point commun avec les personnes que nous ne pouvons pas supporter. Elles aussi recherchent le bonheur!

Après cela préparez vous à essayer de voir plus clair de tenter de lire entre les lignes de la société de comprendre qu’elle est notre vraie image et de ne pas se confondre avec celle des autres… Préparez vous le voyage dans les côtés obscurs de la force continue.

La force est une sorte de fluide créé par tout être vivant, une énergie qui nous entoure et nous pénètre, et qui maintient la galaxie en un tout unique. Obi Wan Kenobi

L’esprit fatal de comparaison

juillet 25th, 2011

Voici le troisième article des cotés obscurs de la force!

N’avez vous jamais été déçu ou insatisfait de la vie que vous menez?

A un moment donné de votre vie vous êtes vous posé des questions existentielles qui remettaient en cause ce que vous êtes?

L’image que la société vous renvoie vous déplairait-elle?

Avez vous eu l’impression d’être moins bien qu’un autre, seriez vous en position d’infériorité ou en décalage par rapport au positionnement dans la société que vous souhaiteriez avoir?

Je sais que depuis petit nos parents nous poussent à être les meilleurs, à se dépasser pour toujours avoir une longueur d’avance sur son prochain.

Admettons que vous vous dépassiez étant enfant, vous vous situez toujours devant vos petits camarades de classe et cela vous rendait heureux!

Cependant la vérité est plus sombre, nous allons voir d’abord à quoi correspond notre VRAIE image puis nous analyserons les méfaits de la comparaison.

Nous sommes qui nous sommes mais nous ne sommes pas ce que l’on est réellement…

Hein, pourquoi, comment, qu’est ce qu’il raconte???

Patience je vous explique cela, c’est plus simple que cela en à l’air…

Dans la vie de tous les jours nous envoyons une certaine image de nous même, celle que les autres perçoivent qui n’est pas forcément celle que nous croyons, mais c’est un autre sujet.

L’image que l’on transmet dans nos interactions avec les autres individus va influencer leur réponse, si l’on montre de la colère par exemple notre interlocuteur se trouvera probablement irrité.

Cependant nous avons une identité, quelque chose qui définit ce que nous sommes à travers un nom, un visage et un corps où même une religion qui peuvent être sujet au changement.

Mais l’image de la personne que nous représentons, c’est à dire plus vulgairement notre personnalité, l’image que ce font de nous les autres est inévitablement sujet au changement…

Exemple : Votre pire ennemi va avoir une image détestable de vous alors que vos parents ou votre fiancé(e) vous imagine comme quelqu’un de profondément désirable!

Ce qui nous amène à cette conclusion qui nous invite à penser que nous ne sommes pas la même personne par rapport à la perception de nous qui varie d’une personne à une autre.

Il est évident que notre regard sur nous s’oblige dans le plus souvent des cas à voir en nous une personne agréable ayant plus de qualité que de défauts.

Mais peut on dire qu’il existe une seule image de nous ?

Non il en existe une infinité, car chaque individu a une perception de sa propre réalité différente de celle de son voisin. Donc pour les hommes, les femmes et même les animaux nous ne sommes pas le même mis à part comme nous venons de le voir nos traits physiques et notre nom reste le même mais ce que nous représentons est invariablement sujet au changement!

Si nous affirmons qu’il existe une image réelle de nous, elle serait donc identique pour tout le monde, ceci est impossible car par définition une image crée par le cerveau appartient à chacun, une image immatérielle n’existe pas, car en effet elle est immatérielle elle appartient au cerveau de chaque individu de se la créer.

Chacun à sa propre réalité dans la perception du monde et des individus, donc nous existons à travers l’image que nous avons de nous mais nous sommes à la fois le même et à la fois chaque fois différent pour chaque personne, donc ce que l’on est réellement pourrait être ce que nous percevons de la vision de de notre personnage, mais la réalité est chaque fois différente car elle est propre à chaque individu!

Donc en résumé il est important de savoir que notre image est malléable il est possible de la manier pour arriver à nos fins, il est important de montrer ce que nous voulons paraître car heureusement ou malheureusement notre image, notre personnalité et notre physique, etc on toujours un impact sur nos interlocuteurs.

Timide ou confiant ce soir?



 

Prenons un exemple simple : Vous vous trouvez chez un ami qui organise un anniversaire, la porte d’entrée s’ouvre et il ne faut pas plus de 2 secondes pour savoir que cette fille ou ce garçon vous plait, peut être que votre coeur bat à la chamade car le coup de foudre vous frappe de plein fouet.

Que se passe-t-il dans votre tête, un blanc tout d’abord je suppose puis une envie de plaire arrive. Mais cependant allez vous montrer votre image de garçon ou de fille timide peux sur de vous où allez vous affichez votre plus beau sourire lors des présentations?

Là où je veux en venir est que même si vous êtes une personne timide et peut sure de vous, il est un fait certain que vous gardez toutes vos chances de plaire car notre image est malléable! Cet exemple est aussi valable pour un entretien d’embauche…

L’esprit de comparaison et ses méfaits

Pourrait-on dire que nous utilisons un autre moyen que la comparaison, de nous ou d’une situation par rapport à la perception que nous avons de celle des autres autres pour définir « notre niveau de contentement, de joie » de l’instant?

Malheureusement dans la plupart des cas nous n’utilisons pas d’autres moyens. En l’occurrence, notre tendance à comparer nous influence fortement!

Sommes nous heureux de ce que nous sommes, de ce que nous avons?

Comment le savoir?

C’est simple! Vous clame la petite voix au fond de vous, qui tente de vous induire sur un chemin par forcément profitable.

Regarde à travers ton entourage et dis moi qui à la vie la plus riche, la plus intéressante, la plus passionnante…

Il est un fait certain que vous trouverez mieux et moins bien que vous. Mais cela ne sera que le moyen d’établir une compétition sur le niveau de vie sans fin car chacun trouve mieux que soit.

Exemple : vous avez un salaire de 2000 euros et votre meilleur ami de 1800 euros, puis un beau/mauvais jour arrive où ce dernier passe à 2500 euros par mois ce qui lui permet d’acheter la voiture de ses rêves!

N’y a-t-il pas un sentiment de déception et de malaise qui s’installe en vous?

Ce petit manège peut durer la totalité de votre vie si vous n’y remédiez pas!

Le seul moyen de combattre ce mal est de se fixer des objectifs et de mettre tout en oeuvre pour les réaliser.

Selon moi la rançon du succès est de ne gaspiller aucun moment de notre précieuse vie, sommes nous sur que nous allons connaître de meilleurs moments ?

Rien n’est sur…

Pour ce qui est des problèmes il faut soit les résoudre petit par petit sans s’aliéner l’esprit, et les autres pourquoi s’en soucier si il n’y a pas de solutions, après tout la vie n’est qu’un jeu!

Qui a le temps et attend le temps perds son temps.

William Camden

Vous avez le choix de votre état d’âme

janvier 16th, 2011

Puisse chacun avoir la chance de trouver justement la conception de la vie qui lui permet de réaliser son maximum de bonheur.

Friedrich Nietzsche

Vous avez probablement, tout comme moi, déjà ressenti de la peur, de l’angoisse ou de la tristesse. Ces émotions sont le fruit de nos pensées et nos croyances. En effet, notre esprit n’a de cesse d’être à l’écoute des constructions mentales que nous formons et qui se formalisent en tant que pensées.

La non maitrise de ses pensées, moteur de l’insatisfaction



Les pensées, en elles-mêmes et par elles-mêmes, sont illusoires, fluctuantes et insaisissables. Elles sont neutres dans le sens où elles peuvent nous aider ou nous entraver. Si l’on comprend leur vraie nature on peut les utiliser à notre avantage.

Je m’explique, les pensées sont d’une nature fluctuante, tel un flux qui pourrait « rentrer dans une oreille et en ressortir par une autre » comme le dit l’expression populaire. Donc vous pouvez décider de les entretenir en vous questionnant de manières multiples et ainsi vous ancrer dans certains états d’esprit. Parmi tout ces états d’esprit, deux états d’esprit antagonistes se détachent. Je vais les évoquer à travers un exemple où deux possibilités s’offrent à nous.

CAS PRATIQUE

Exemple : Une jolie blonde marche dans votre direction opposée  sur le même trottoir , le contact visuel se fait. Par réflexe, vous lui affichez votre sourire que vous avez tant de fois répété devant votre miroir, mais cette dernière ne réplique pas et continue d’avancer sans le moindre sentiment de culpabilité.

L’inévitable question qui a maintes fois fait tourner nos méninges arrive de ce fait :

Pourquoi cette jolie blonde à qui j’ai présenté mon plus beau sourire ne m’a pas rendu la pareille ?

1er cas : le résultat attendu n’est pas celui que vous avez obtenu. Vous en arrivez à penser que vous êtes mal habillé (pas assez «  peacocké »), pas assez beau ou même pire, destiné à être rejeté par la société ?

Cet état d’esprit vous emmènera dans une spirale négative, puis vous plongera dans une réflexion qui va saper votre moral et peut être nuire à votre très précieuse confiance en vous !

Résultat : vous cogitez sans cesse pendant un laps de temps conséquent…Tout cela en sachant que vous ne pourrez pas trouver LA solution (vous n’êtes pas dans la tête de la demoiselle, jouer les détectives ne vous mènera probablement pas à la vraie raison) et vous vous retrouvez dans une situation opposée au bien être.

2ème cas : le résultat attendu n’est pas celui que vous avez obtenu mais vous ne cherchez pas de solution destinée à satisfaire votre égo. En effet vous savez que cette jolie blonde n’a pas la même perception que vous du monde qui nous entoure, sa conception de la vie en société n’est pas la même que la votre et elle pourrait penser que sourire à un inconnu est déplacé, peu importe qui que vous soyez. De façon simple, cela n’est pas inclus dans sa réalité.

Eh oui ! Le problème ne vient pas forcément de vous, ni d’elle, mais de vos conceptions différentes du monde dans son ensemble. De plus rappelez vous que les perceptions sont tronquées car il n’en existe pas de vraie ni de fausse.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que  jouer les divinateurs de pensée des autres est un piège pour satisfaire son égo. L’égo veut des réponses à tout, une justification sur tout et n’importe quoi. Votre égo a une faim insatiable de réponse à tout. Parfois et même souvent, ces réponses ne feront qu’empirer votre ressenti.

Très bien, comment faire pour déjouer ce mécanisme de pensée destructeur ?

ORIENTER VOTRE HUMEUR, LA PAUSE STOP

Pour vous habituer à appréhender les pensées négatives qui pourraient surgir, je vous recommande chaque fois que vous vous surprenez en train d’entretenir un dialogue intérieur, de vous dire :

STOP !

Cette technique vous permettra de vous rendre compte que vous êtes en train de vous égarer sur un mauvais chemin et vous permettra de faire une halte dans la construction de votre futur état d’esprit négatif. Si nécessaire rappelez-vous des moments de joie intense qui vous plongerons directement dans un état d’esprit positif. Vous pouvez écouter de la musique par exemple ou utiliser une autre source d’ancrage positif.

Exemple de source d’ancrage : Pourquoi ne pas ancrer des choses positives qui vous sont arrivées ? Chaque résultat positif sargesque qui a abouti sur un close, doit vous permettre de vous prouver que vous avez du talent dans ce domaine. Quand quelque chose de positif vous arrive de nulle part, n’oubliez pas de l’écrire!

En résumé ne soyez pas esclave de vos pensées

La pleine conscience (l’observation de l’esprit)


 

Bien souvent, notre esprit est emporté par une multitude d’enchainements de pensées où se mêlent réminiscences du passé et projections dans le futur. Nous sommes donc déconnectés de la réalité immédiate.  Il y a une technique choyée par nos amis de l’Himalaya : La pleine conscience. Elle nous permet de nous concentrer sur le moment présent…Qui est d’ailleurs le seul moment dans le temps où l’on peut puiser dans une source de satisfaction infinie.

JE VOUS PROPOSE UNE MISE EN SITUATION

Imaginez que votre patron vous à licencié. Le soir venu, à l’heure de vous endormir dans votre nouveau lit tout confort, vous n’y arrivez pas. Vous faites une lecture arrière pour vous repassez la scène de votre congédiement à n’en plus finir.

Vous êtes vous déjà poser la question :

Pensez vous que tout le monde à accès aux lits confortables et aux autres multiples plaisirs de ce monde qu’ils soient matériels ou autres ? Ne pensez vous pas que vous avez une chance que malheureusement un grand nombre de personnes n’ont pas ?

Pour contrecarrez les obscurs plans de nos tourments, la pleine conscience consiste à l’observation de l’esprit. En effet il suffit de laisser nos pensées fluctuer et se positionner en tant que spectateur. L’observation de l’esprit ne permet pas d’émettre un jugement personnel sur le flux de pensées qui traversent notre esprit mais plutôt de les accepter, sans procéder à une distinction entre elles qui conduirait à un classement entre agréables ou désagréables, positives ou négatives.

A l’opposé de tout cela nous pouvons nous concentrer sur nos sensations, comme celles de contempler et de ressentir chacun de nos sens…Ils sont notre bien le plus cher. Il serait donc plus que convenable d’en profiter au maximum à chaque instant.

De même, aucun artiste, aussi doué soit-il, ne pourra jamais égaler dans ses œuvres la beauté du soleil, de la lune, des étoiles, de la nature…

CHANGER VOTRE FILTRE DE PERCEPTION

Permettez-moi d’utiliser une métaphore culinaire pour la suite. Par exemple, quand vous goutez un plat, vous pouvez l’apprécier ou non, mais si vous choisissez de vous suggérer à l’avance que vous ne l’aimerez pas, au moment de le goûter votre appréciation sera tronquée et vous ne pourrez pas laisser vos papilles se délecter de l’expérience du gout car un sentiment de rejet et de dégoût vous possédera. Pour se faciliter la tâche vous pouvez vous dire que ce plat à un goût différent des plats que vous aimez habituellement.

Essayez et vous verrez! les haricots verts auront un goût différent.

En définitive, il est primordial de savoir apprécier le moment présent, même si vous vivez une situation difficile. Il est inutile de transformer un moment difficile en une période difficile !

Plus concrètement à part agir à un certain moment pour choisir la direction dans laquelle vous souhaitez vous orientez, vous ne pouvez rien faire d’autre, le seul moyen réside dans l’action, vos cogitations internes ne sont qu’une illusoire échappatoire que votre inconscient essaie de vous faire subir.

J’ajouterais que plus l’esprit s’entraine à réagir d’une certaine manière aux différentes situations plus il va prendre des habitudes et développer une résistance au mal être intérieur qui nous ronge. En conclusion plus vous appréciez chaque moment de votre existence, plus vous serez invulnérable aux événements extérieurs.

En face du vrai bonheur, les richesses valent l’ombre d’une fumée.

Sophocle

Le désir-attachement, Eviter Les Cotés Obscurs De La Force (1/?)

janvier 11th, 2011

Quelle est notre destinée?


Pourrez vous éviter le coté obscur ?

Dans une galaxie lointaine, très lointaine il y en a certains qui utilisent la force et d’autres qui sombrent dans la décadence de l’obscurité…

Je vous propose au travers de quelques articles tout d’abord d’identifier certains habitudes néfastes de notre réalité pour mieux les éviter.

Vous pourrez gagner en confiance et en sérénité, enfin vous libérer de ces boulets attachés a vos pieds qui vous empêchent d’exploiter le plein potentiel de votre vie!

Etes vous prêt pour le voyage? Attention 3,2,1… GO

De la notion d’attachement

L’attachement que nous éprouvons par rapport aux choses et/ou aux personnes possède une base purement biologique!

La soif de sensations agréables s’installe facilement dans l’esprit du fait que le plaisir est avenant, toujours prêt à offrir ses services.

Même si nous sommes influencés par des tendances latentes,c’est à dire des désirs qui sont enfouis en nous et qui mettent du temps à se manifester, il est est inscrit dans notre constitution physique, il ne peut s’exprimer sans une représentation mentale.

Celle-ci peut être volontaire ou paraître s’imposer à notre esprit, elle se forme lentement ou avec la rapidité de l’éclair,subrepticement ou ostensiblement, mais elle précède toujours le désir, car son objet doit se refléter dans nos pensées.

Lorsque nous pensons prendre goût a quelque chose, nous établissons une liaison neuronale qui associe une sensation agréable en relation avec l’objet de notre désir. Plutôt que de décrire ce processus théorique, voyons les choses sous un aspect pratique avec une analogie culinaire :

Le chocolat est une denrée appréciée par une grande partie de la population.

C’est d’autant plus vrai que le chocolat possède des substances chimique qui nous procurent une sensation de plaisir. Jusque là tout va bien. Puis arrive le moment où nous développons un attachement neuronal au chocolat.

Appétissant non?

Catastrophe

Le cycle vicieux du désir-attachement s’enclenche et peut aller de la simple envie récurrente de chocolat jusqu’à une aliénation de l’esprit…Qui nous conduira à vouloir en consommer obssesionellement car une sensation de manque nous habitera au moment où nous avons pris l’habitude d’en consommer.

Ce qui nous mène à des problèmes de foie, et une prise de poids importante.

La réalité du désir-attachement

Mon but premier reste de dénoncer la dépendance biologique puis psychologique de l’attachement, car c’est un poison qui peut se répandre dans bien des matières, nous le verrons aussi dans le cas de l’obsession amoureuse.

Le désir-attachement est, sous bien des aspects semblable à l’addiction, à la dépendance compulsive d’objets où d’expériences qui engendrent en nous une illusion de complétude. Tel que le désir de possesion, la frénésie acheteuse qui peut se matérialiser par exemple par le besoin d’acquérir la même paire de chaussures de tous les coloris différents!

Petite astuce : quand vous êtes sur le point de vous procurer un bien ou un service demandez vous si ce dernier pourra vraiment améliorer votre qualité de vie. Quelque soit la réponse je pense que vous ferez le choix le plus judicieux.

Et comme l’addiction, le désir s’intensifie avec le temps. Le problème est que la satisfaction procurée par l’obtention de l’objet du désir est de courte durée. Ce qui nous rend heureux aujourd’hui, ce mois-ci ou cette année est inévitablement sujet au changement. Le changement est, d’ailleurs,la seule vérité relative.

Pour illustrer la nocivité du désir-attachement, référons nous à une métaphore souvent employée chez les bouddhistes :  le désir est comme un verre d’eau salée, plus on en boit plus on a soif!

De même lorsque notre esprit est conditionné par le désir-attachement , rien de ce que nous possédons ne nous apporte satisfaction durable, et nous ne pouvons plus faire de distinction entre la vraie expérience du bonheur durable et les objets qui nous rendent temporairement heureux.

Imaginez vous la fille de vos rêves!  Une fois que vous l’avez conquise vous ne la désirez plus autant, en effet le désir n’est plus le même qu’auparavant, la passion se perd.

Je pense que la plupart d’entre nous ont déjà vécu cette situation!

Nous y trouvons du réconfort et c’est ainsi que nous renforçons nos schémas neuronaux à l’égard des objets de notre attachement qui proviennent de sources extérieures à nous-même, qui sont en contradiction avec la définition du vrai bonheur.

On peut remplacer l’exemple chocolat par n’importe quoi, prenons celui des relations « amoureuses », celui du one-itis. Permettez moi de vous dresser une caricature de ce syndrome.

Souvenirs…

Rappelez vous, votre voisine de classe aussi charmante que discrète, à la fois timide et introvertie, mais dotée d’un pouvoir d’attraction digne de la plus rusée des sirènes de la mythologie grecque.

Alors que vous perdez l’attention de ce que le prof dit, vous vous imaginez en train de chérir cette dernière dans votre coin sans que personne ne s’en rende compte. Même si vos coups d’oeil furtifs dans sa direction éveillaient certains soupçons de vos camarades, vous étiez obstiné à garder votre précieux secret, pour ne pas être découvert.

il était même possible que vous la critiquiez pour mieux protéger votre couverture.

Au fin fond de vous même, vous saviez que dans ce bas monde la justice existe, c’était une certitude, la vérité allait éclater au grand jour. Le destin allait jouer son rôle et suite à votre déclaration enflammée, véritable catharsis, elle serait touchée par la flèche que vous venez de lui tirer en plein coeur. Elle n’aurait ensuite d’autres choix que de se rendre à l’évidence, vous étiez faits l’un pour l’autre, malgré le fait qu’elle ne connaissait pas le moindre détail vous concernant…

A part les quelques politesses de convention, votre véritable relation avec cette fille n’existait tout simplement pas, votre timidité vous retenait d’engager une conversation construite avec l’élue de votre coeur.

Le danger du one-itis

Ce personnage que je viens de vous décrire est le prototype de la personne disposant d’un moi fragile où sa faible confiance en lui a dessiné le tableau d’un désir-attachement fondé sur du néant.

Aussi bien que nous savons que ce one-itis a été fondé sur une confiance en soi fragile, nous allons voir les tenants et les aboutissants d’une obsession amoureuse crée par le désir attachement.

Pour certains les relations amoureuses sont la clé du bonheur. Quand ils voient quelqu’un d’attirant, ils essayent par tous les moyens de s’en rapprocher. Mais quand ils ne réussissent pas, souvent le cas dans les situations d’obsessions amoureuses, une souffrance inaltérable les habite poussant certains à s’empêcher de vivre correctement.

Cependant, quand ils parviennent à séduire l’elue de leur coeur, la situation n’est pas mieux, juste différente, la relation qu’ils créent alors ne leur apparaît pas, à la longue, aussi satisfaisante qu’ils l’avaient imaginé !

Pourquoi?

Parce que l’objet de leur désir-attachement n’est pas vraiment extérieur. C’est une histoire élaborée par les neurones de leurs cerveaux et qui se déroule à plusieurs niveaux, entre ce qu’ils espèrent gagner en réalisant leurs désirs, et ce qu’ils redoutent de perdre s’ils n’y parviennent pas!

Plus vôtre désir se renforce, plus les images, c’est à dire les constructions mentales(les pensées qui se forment en nous) que vous vous êtes crées s’intensifient, plus votre esprit est infecté par cette sorte de souffrance suite au manque de satisfaction de votre désir.

La solution est de ne pas entretenir les images que votre esprit forme au fur et a mesure.

Il faut laisser le flux de vos pensées couler comme l’eau d’une rivière.

Attention au feu d'artifice émotionnel

Attention aux faux semblant

Nous avons donc bien compris que l’attachement est un des plus grands responsables de la confusion de l’esprit nous faisant croire que le bonheur vient de l’extérieur de nous même. C’est alors  qu’un désir-attachement se développe alors qu’il ne devrait être réservé que pour ce qui nous sert pour le minimum vital car c’est finalement tout ce dont nous avons besoin pour être heureux.

Il existe aussi des désirs qui peuvent êtres plus ambitieux mais cependant réalisables avec l’engagement nécessaire comme l’art de la séduction par exemple.

Toutefois les désirs avides et irréalisables sont à proscrire car ils nous infectent et peuvent créer une souffrance inaltérable.

Le minimum vital représente les désirs qui sont aisément réalisables ou qui nous sont obligatoires pour assurer notre survie.

Pour finir si vous ne me croyez pas consultez les statistiques, la plupart des gagnant au loto atteignent le même niveau de bonheur que les individus « normaux » une fois l’euphorie passée. Ainsi que les personnes en chaise roulante, une fois qu’elles ont acceptées leur handicap des études ont démontrées qu’elles étaient aussi heureuses que les personnes valides.

En conclusion ce que je vous recommande est de laisser place à ce que les bouddhistes appellent la vacuité de l’esprit, c’est à dire encourager le flux incessant de pensées nouvelles sans vous arrêter sur celles qui peuvent nuire à votre bonheur.

Pour vous donnez un avant gout de cet article je vous laisse méditer sur cette métaphore :

Comparez votre esprit à un singe agité, qui saute de lianes en lianes pour trouver l’arbre idéal, celui qui sera rempli des bananes les plus grandes et les plus savoureuses. Mais que se passera-t-il pendant ce laps de temps?  Son esprit sera confus et en recherche d’une satisfaction toujours plus grande alors qu’il pourrait se contenter de vivre et se délecter simplement sur le premier arbre à l’allure convenable…et ainsi reposer son esprit.

Il me reste à vous dire qu’il est important de laisser fluctuer vos pensées mais la confusion mentale peut noircir votre vision, en comparaison avec l’éveil qui permet de ressentir la vraie nature de notre existence.

Je vous montrerais comment dans un prochain article le moyen d’éviter les tourments incessants qui détériorent notre quotidien! Le cercle vicieux dans lequel il est facile de s’engouffrer.

Ce qui se traduit en sancrit (la langue tibétaine) par le mot samsara!

Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as

Koan zen